Samedi 23 août 2008
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Monsieur le Maire de Paris
Je viens de prendre connaissance d’un fait qui me semble à la fois injustifié et incompréhensible en ces temps où le travail est si dur à trouver, et cela
pour des milliers de chômeurs.
Permettez moi de vous le relater :
Fabrice Risi, 35 ans, est un jeune entrepreneur demandeur d'emploi. Faute d'une autorisation administrative que pourrait lui délivrer la mairie de
Paris, il ne peut pas exercer dans la capitale. Travailler avec son triporteur, lui permettrait non seulement de ne plus être chômeur, mais d'apporter une touche pittoresque à un endroit
touristique et emblématique de notre capitale, en y vendant ses marrons chauds.
Comme beaucoup d’autres motards parisiens et franciliens, Fabrice devrait aller travailler avec sa bécane: un triporteur Peugeot de 1957, 125 cm3,
monocylindre, 3 vitesses, retapé à neuf, ayant servi à son père et son grand-père, qui faisaient le même métier!
En décembre prochain, cela fera deux ans (!!) qu'il a entamé des démarches pour "occuper" une place qui équivaut à celle d’une
voiturette. L'invraisemblable et inadmissible adversité auquel Fabrice doit faire face doit cesser, car des emplacements pour sa machine, on en trouve facilement sur les
micro-esplanades, et autres grands et larges trottoirs parisiens.
En pensant déjà à 2012, il faut commencer par convaincre et savoir résoudre dès à présent un cas d'école, tel que celui de
Fabrice:
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un vieux métier qui a pratiquement disparu apprécié par les parisiens, comme les touristes;
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la défense par la représentation du patrimoine industriel français; (triporteur Peugeot de nos aînés)
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le combat pour l'emploi;
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et enfin, la victoire du bon sens: c'est l'histoire d'un mec qui va bosser avec sa moto; c'est d'autant plus faisable, car de la place, pour un
triporteur occupant 2,88m² au sol, Notre Capitale en a à revendre!
Une vidéo a été faite à partir du journal télévisé de 13h en date du 16 novembre 2007 avec Pierre Perret illustrant une reportage sur les vieux métiers de la capitale.
Je pense, Monsieur le maire, que cette information ne vous est pas parvenu à ce jour, car connaissant votre engagement pour le respect du travail ainsi que
pour le rayonnement de notre capitale, je ne doute pas que ce problème aurait déjà trouvé sa solution.
Je vous demande donc de considérer avec bienveillance la requête de ce demandeur d’emploi désirant gagner sa vie en créant sa propre entreprise et en faisant
le bonheur de tous, aussi bien par l'aspect pittoresque que gourmand.
Je vous prie de croire, Monsieur le maire, en ma considération distinguée.